Identification des insectes

Fourmis charpentières

Les fourmis charpentières construisent leur nid en forant des galeries dans le bois. À l’extérieur, on peut en trouver dans les troncs d’arbres morts encore sur pied, les souches ou les grumes ou sous des troncs d’arbre gisants ou des pierres. Elles peuvent occasionnellement miner le bois sain, mais elles infestent habituellement les essences à bois mou comme le pin.

Comme elles préfèrent le bois humide et carié, leur présence dans une habitation peut révéler un problème d’humidité ou de pourriture. Leurs galeries sont beaucoup plus longues que celles forées par les termites. Les fourmis charpentières ne mangent pas le bois et l’éjectent à l’extérieur de leurs galeries sous forme de sciures.

Blattes germaniques

Originaires d’Asie, elles se rencontrent dans de très nombreux pays, en particulier près des habitations humaines.

Dermestre du lard

Ces insectes, dont le nom signifie « mangeurs de peau », sont fréquemment trouvés dans les habitations. Bien qu’il soit présent dans la nature, on remarque plus souvent le dermeste du lard dans les maisons. À l’extérieur, il passe l’hiver à l’abri dans les fissures de l’écorce des arbres.


Autrefois considéré comme un insecte de boucherie, ce dermeste infestait la viande entreposée. Avec l’arrivée de la réfrigération, son habitat s’est diversifié et on le trouve maintenant près de ses sources de nourriture dans les greniers, à l’intérieur des murs et des entretoits, dans le garde‐manger, derrière les cuisinières ou dans les hottes.

Blattes américaines

L’adulte mesure de 23 à 32 mm. Cette blatte est de couleur brune ferrugineuse uniforme, avec une tache claire sur le pronotum peu marqué. Les élytres et les ailes sont brun roux, un peu plus longs chez le mâle que chez la femelle. L’insecte peut voler sur de courtes distances, mais se déplace surtout au sol. Elle s’attaque à tous les produits comestibles ainsi qu’à la colle des reliures de livres. Elle s’attaque également à des papillons ou autres espèces sans carapaces.

Fourmis pharaons

Malgré ce que son nom pourrait suggérer, elle n’est pas originaire d’Égypte (mais plus probablement d’Afrique occidentale).


En climat tempéré, elle ne survit qu’à l’intérieur des bâtiments chauffés. Elle affectionne tout spécialement les serres tropicales et aussi les hôpitaux et autres établissements médico‐sociaux, les restaurants d’entreprise, etc.

Elle multiplie ses colonies par bourgeonnement, à l’instar de presque toutes les autres fourmis invasives de petite taille (par exemple Fourmi d’Argentine (Linepithema humile), petite fourmi de feu (Wasmannia auropunctata)), chaque nid « satellite » comprenant plusieurs reines pondeuses, ce qui rend son éradication très difficile une fois qu’elle est installée en nombre. On peut cependant contrôler sa croissance par des campagnes répétées d’appâts empoisonnés.

Vrillettes

Vrillette est le nom vernaculaire donné à certains petits coléoptères ravageurs du bois, de la famille des anobides.


Leurs larves creusent ou forent le bois, gagnant ainsi le nom d’« insectes foreurs ». Elles engendrent des dégâts importants aux meubles ou aux charpentes.

Punaises de lit

Ce petit insecte brun rougeâtre, dont la longueur (5 mm) dépasse tout juste la largeur (3 mm), présente une forme aplatie, de sorte que le dessus et le dessous de son corps ne sont pas très espacés. Sous sa tête se trouve un petit tube qui lui permet d’aspirer les liquides.


Cet insecte n’est pas toujours facile à détecter, car il s’active surtout la nuit. Le jour, il se cache près des coutures du matelas (même s’il s’agit d’un lit d’eau). Lorsque l’infestation progresse ou que les humains ou les animaux ne sont plus accessibles, il se disperse un peu plus. On le retrouve alors dans de petites fissures dans les murs et le bois (comme le cadre du lit, le sommier, les meubles, le plancher ou les cadres de porte ou de fenêtre) où il pondra ses œufs. La punaise des lits peut également se dissimuler derrière les plinthes, sous la tapisserie ou les tableaux. Bien qu’elle se répande moins rapidement que les blattes entre les appartements, elle peut suivre les tuyaux et voyager entre ceux‐ci et même entre les maisons.

Ténébrions meuniers

Il est capable de vivre dans des denrées stockées très sèches, notamment dans la farine, d’où son nom de meunier.


Le ténébrion est omnivore et saprophage. Il se nourrit de déchets plus ou moins en voie de décomposition et contribue ainsi au recyclage des matières organiques : principalement des céréales et leurs produits dérivés comme le pain et les biscuits, mais aussi des fruits, des plumes, de la viande ou des insectes morts.

tragoderma

Dermeste du grain. La larve attaque le blé, le maïs, le sorgho, le riz, l’orge, les fruits séchés, les farines entreposés. Les adultes ne se nourrissent pas. On le trouve caché dans les fissures et les fentes. Il survit de longues périodes sans manger et résiste à des conditions plus sèches que les autres ravageurs des produits entreposés. Les larves peuvent entrer en diapause et survivre en conditions rigoureuses dans cet état.

Guêpes

La guêpe est jaune vif rayé de noir alors que l’abeille est plus brune (sauf l’abeille charpentière qui, elle, est toute noire).


Morphologie : L’abdomen et le corps de la guêpe sont très distincts, fins et peu poilus. Les abeilles, à l’inverse, sont plus compactes et poilues.

L’abeille possède au niveau de ses articles de la paire de pattes postérieures un article modifié appelé corbeille qui lui permet de transporter le pollen récolté, ce qui n’est pas le cas chez la guêpe.

La guêpe garde son dard et reste en vie quand elle pique alors que l’abeille perd son dard et meurt.

Abeilles

Les abeilles sont des insectes qui vivent dans un arbre ou dans une ruche aussi appelée un nid d’abeilles. Cinquante mille abeilles peuvent habiter dans une seule ruche. Avec la cire qu’elles produisent, les abeilles fabriquent des rayons pour entreposer les œufs et le miel.


L’abeille est un insecte qui se nourrit de miel et de pollen. Elles butinent les fleurs, et en aspirent le nectar avec leur trompe. Elles se servent de leurs pattes antérieures pour collecter le pollen, qu’elles emmagasinent dans des sacs à pollen situés sur les pattes postérieures. Elles déposent leur cueillette dans une alvéole de la ruche pour qu’il soit mangé ou converti en miel.

Nacerdes

7–14 mm de long.


Brun jaune, l’extrémité des élytres (logement des ailes) noire.

Les larves ont besoin que le bois soit constamment humidifié de façon à ce que des champignons désagrègent les fibres du bois.

Deux principales causes d’infestation dans les bâtiments : bois de charpente touché par des infiltrations d’eau de pluie, et pièces de bois enterrées sous les fondations de béton et les zones piétonnes.

Perce-oreilles

Les perce-oreilles ne vivent qu’un an. Ils hibernent en couples, tout juste sous la surface du sol, souvent à proximité des fondations des habitations. Le retour du temps doux les réveille. Au printemps, les femelles déposent jusqu’à 60 oeufs blanc perle de forme arrondie dans un nid aménagé dans les cinq premiers centimètres du sol. Après avoir chassé le mâle, elles surveillent les oeufs jusqu’à leur éclosion, puis s’occupent des jeunes (larves) pendant les deux premières semaines de leur existence.


Lorsqu’elles ont atteint environ 6 mm de longueur, les larves quittent le nid à la recherche de nourriture. Elles ressemblent de façon générale aux adultes, mais elles sont plus petites. Environ 20 % des femelles produisent une deuxième ponte en juin. Les larves issues de cette ponte apparaissent en juillet ou en août.

Cloportes

Les cloportes sont des crustacés isopodes terrestres nocturnes et fuient la lumière. Certains, comme les cloportes vulgaires, réussissent à enrouler leur corps pour se protéger, ce qui contribue probablement à contrer l’évaporation. Plusieurs autres comportements des cloportes font état de leur grand besoin d’humidité. Ainsi, ils seraient moins actifs pendant les nuits venteuses où les pertes d’eau sont probablement plus importantes. Des uropodes (une sorte de tubes), situés à l’extrémité du corps leur permettent d’absorber ou de rejeter de l’eau. Les cloportes peuvent aussi percevoir les plus infimes changements dans le taux d’humidité, et ils ont aussi tendance à se regrouper. Finalement, contrairement aux insectes, ils ne sont pas recouverts d’une cuticule constituée de cire et muent en deux étapes, à quelques jours d’intervalle. Malgré tous ces ajustements, ils demeurent moins bien adaptés à ce stade de leur développement que d’autres animaux invertébrés qui ne vivent pas en milieu aquatique.


Les cloportes font preuve de thigmotactisme positif, c’est-à-dire qu’ils préfèrent être en contact avec une surface. Ainsi, à l’extérieur, on les retrouve sous une pierre, une écorce, un bout de bois ou sous des pots de fleurs qui viennent d’être arrosées. C’est aussi ce qui explique qu’on les observe souvent regroupés ensemble, quoiqu’ils puissent aussi être attirés par leur odeur. Ils peuvent être actifs toute l’année à l’intérieur, mais à l’extérieur, les adultes seront au repos pendant l’hiver.

Fourmis des pavés

Cette fourmi vit en colonie. Elle niche le plus souvent à l’extérieur, dans les fissures des trottoirs et des aires de stationnement, entre les dalles de pavé uni ou en bordure des patios. On y observe de petits monticules de terre que les fourmis ont excavés en creusant leurs galeries. On peut aussi retrouver le nid sous une pierre, un bout de bois ou du paillis. À l’occasion, elles s’attaquent aux fraises ou à d’autres cultures en mangeant les racines des jeunes plants. Elles sont plus actives la nuit et se nourrissent de substances grasses, de graines, d’insectes ou de leurs débris. La reine pond des oeufs qui se transforment éventuellement en adulte.


Les ouvrières assurent l’entretien et la défense du nid ainsi que les soins aux jeunes. Les individus reproducteurs ailés sont habituellement aperçus hors du nid au printemps ou à d’autres moments, dans des endroits chauffés. Cet éparpillement s’étend parfois sur plusieurs semaines.

Psoques

Les psoques sont répandus dans le monde entier. Le Liposcelis bostrychophilus est l’une des espèces de Psocoptères les plus largement réparties. Il est adapté aux climats tempérés chauds et tropicaux. Il se nourrit de matières animales et végétales et de moisissures. Il se rencontre dans les entrepôts à céréales, les silos à grains, les habitations, les entrepôts, les installations de transformation et les musées. Il infeste le grain entreposé et les denrées emballées. Dans les habitations et les musées, il se nourrit de divers produits animaux et végétaux tels que les colles, le papier et les tissus. Il infeste souvent le grain très humide et s’alimente en groupes à la surface du grain en vrac. Il préfère les milieux humides.


Dans les musées et les habitations, ce psoque peut attaquer les livres, les articles en papier et les tissus humides. Il se nourrit des colles à base de matière végétale ou animale. En cas d’infestation grave, il peut contaminer les matières dont il se nourrit de ses exuvies et de ses déjections. Dans les silos, les passerelles à proximité des secteurs infestés peuvent être couvertes de psoques et devenir glissantes. Ce psoque peut également provoquer des allergies et des troubles respiratoires.

Ce psoque a besoin de températures élevées et d’une forte humidité (généralement plus de 60 %) pour se reproduire. Les œufs sont pondus au hasard et adhèrent à la source de nourriture sur laquelle ils ont été déposés.

Punaises du pin (occidental du cône)

Leptoglossus occidentalis, aussi appelée la Punaise du pin, est une espèce phytophage se nourrissant des cônes de conifères en cours formation et également des graines contenues dans ces cônes. La Punaise Occidentale des Cônes utilise ses mandibules pour percer les cônes et sucer l’endosperme de la graine, causant une grande diminution du rendement et de la vitalité de celle-ci. Il s’attaque aux Pins Blancs, Pins Rouges, l’Épinette Blanche, et autres conifères. Pas de panique : malgré une taille respectable au regard de la plupart de ses cousines européennes et malgré son long rostre replié sous son corps, cet insecte est parfaitement inoffensif pour l’homme et les animaux.


De septembre à novembre, ces punaises cherchent un abri pour y passer l’hiver, pénétrant parfois dans les habitations.

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